Ce document officiel correspond au sujet de l'épreuve d'enseignement de spécialité en Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) pour le baccalauréat général, session 2023. Il s'agit de la journée d'évaluation numéro 2. L'épreuve écrite d'une durée de trois heures et trente minutes ne permet pas l'usage de la calculatrice ni du dictionnaire. Le sujet complet s'étale sur sept pages numérotées de 1/7 à 7/7.
Le sujet est divisé en deux exercices distincts qui évaluent les compétences et les connaissances scientifiques des élèves à travers l'analyse de documents variés et la mobilisation de connaissances théoriques. L'exercice 1 est noté sur 7 points et l'exercice 2 est noté sur 8 points, constituant ainsi la majeure partie de l'évaluation.
Le premier exercice propose un sujet de réflexion autour des roches sédimentaires et de leur rôle de témoin de l'histoire géologique et climatique de la Terre. Les candidats doivent rédiger un texte argumenté expliquant comment les géologues parviennent à reconstituer ces climats et contextes géologiques passés en s'appuyant sur des observations, des exemples et des expériences.
Pour étayer cette réflexion, le dossier documentaire propose deux supports d'observation. Le document 1 présente une image au microscope électronique à balayage d'un grain de pollen fossile de Decodon (plante des marais) extrait de l'estomac d'un insecte fossilisé du genre Hirmoneura. Ce dernier provient des roches sédimentaires de Messel en Allemagne et est daté de 47 millions d'années, selon les travaux de Sonja Wedmann publiés en 2021. Le document 2 met en regard une observation à la loupe de cet insecte fossile Hirmoneura et celle d'un spécimen actuel de la même famille.
Le second exercice aborde un cas pratique de physiologie et de toxicologie en lien avec l'alimentation humaine dans les zones tropicales. Le texte introductif relate l'intoxication grave d'une fillette de neuf ans ayant consommé des feuilles crues de la variété de manioc appelée « Mpondu », habituellement préparée bouillie par sa famille. L'enfant a présenté des symptômes aigus, notamment des contractures musculaires intenses.
Les candidats doivent expliquer l'origine de ces contractures musculaires en s'appuyant sur une démarche structurée combinant l'analyse des documents fournis et des connaissances complémentaires en biologie cellulaire et musculaire.
Le document 1 fournit des données quantitatives sur la concentration en cyanure d'hydrogène (HCN) ou acide cyanhydrique selon les différentes variétés de manioc et les modes de préparation (feuilles crues, lavées à l'eau froide ou bouillies, ainsi que les racines crues, trempées ou cuites). On y observe l'impact des lavages et des cuissons sur la diminution de la toxicité.
Le document 2 illustre le rôle de la fixation de l'ATP dans le cycle de la contraction musculaire au niveau des sarcomères, entre myofilaments fins d'actine et myofilaments épais de myosine. Il met en évidence le mécanisme où l'absence d'ATP empêche le détachement des têtes de myosine et bloque le muscle dans un état de contraction.
Le document 3 présente une microphotographie de coupe transversale de muscle squelettique colorée par une technique histoenzymatique ciblant l'ATP synthase, permettant de distinguer la richesse en mitochondries des différentes cellules musculaires.
Le document 4 détaille le fonctionnement de la chaîne respiratoire de la membrane interne des mitochondries, montrant comment le cyanure d'hydrogène peut s'y fixer sur des transporteurs d'électrons contenant du cuivre pour perturber la production d'ATP.
Enfin, le document 5 présente les effets mesurés de l'HCN sur des suspensions cellulaires de Zygomonas mobilis, confirmant la chute de la quantité d'ATP intracellulaire et la baisse de la consommation d'oxygène en présence de concentrations croissantes de poison.
Ce sujet d'annales constitue un excellent outil de préparation pour l'épreuve de spécialité SVT du baccalauréat. Il permet de s'entraîner dans les conditions réelles de l'examen en respectant le temps imparti. Pour en tirer le meilleur profit, il est conseillé de rédiger entièrement l'exercice textuel de synthèse sur les roches sédimentaires sans notes, puis de mener une analyse rigoureuse des documents biologiques et biochimiques du second exercice afin de lier la toxicologie moléculaire aux symptômes cliniques observés.
Il s'agit de l'épreuve écrite d'enseignement de spécialité de Sciences de la Vie et de la Terre du baccalauréat général de la session 2023, d'une durée de 3 heures et 30 minutes, sans calculatrice ni dictionnaire.
Le sujet aborde d'une part la géologie sédimentaire et la reconstitution des climats et environnements anciens à partir de fossiles, et d'autre part la physiologie musculaire, le métabolisme cellulaire mitochondrial et la toxicologie liée au cyanure d'hydrogène contenu dans le manioc.
L'exercice 1 est noté sur 7 points et porte sur un texte argumenté en géologie, tandis que l'exercice 2 est noté sur 8 points et propose une étude de cas scientifique guidée par des documents expérimentaux et anatomiques.